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Le ciel bleu et le soleil qui rechauffe le temps automnal du mois de novembre m'incite à sortir et à aller me promener sur les quais de Rouen parmi les stands et les manèges de la foire. J'aime cette ambiance festive et conviviale.
Au gré des attractions, je m'arrête et dépense quelques deniers en participant aux divers jeux proposés par les forains: ici le stand des tirettes à sous, là le jeu des enveloppes et là encore le jeu des ficelles, en espérant gagner le gros lot.
Mes pas m'emmènent à un manège, dit à sensation. Je ne pourrai jamais monter dans ce genre d'attraction, car ma peur du vide et de la vitesse ont une influence dévastatrice sur moi. Mon regard se pose sur trois personnes, installées dans ce manège, qui discutent et rient de bon aloi, en attendant le départ du tour de manège. Dans un sens, je les envies de pouvoir monter dans ce genre de manège, de discuter et de s'éclater.
Je décide de rester pour examiner les différentes réactions des quidams et mon esprit vagabonde sur l'histoire de ce trio, un homme et deux femmes... qui est l'épouse ? qui est la maîtresse? La légitime est-elle au courant que sa comparse est l'amante de son mari? Est-elle d'accord pour cette union à trois? Que ferais-je dans la même situation?
Le tour de manège se termine, les participants descendent et retournent à leurs préoccupations, j'en fais autant. Une petite faim se fait sentir, je me dirige vers un stand alimentaire et ne résiste pas à une gaufre à la chantilly. Miam, miam, un régal!

Arlette

Motivation: Ecrire à partir de la photo de Robert Doisneau, La Foire du trône.